Fêtes de la Confrérie de la Solitude

Au milieu du XIXe siècle, la Confrérie de la Vierge de la Solitude va donner une grande importance aux prédicateurs des neuf jours de messe en Mai, suivant la mode imposée par les Confréries de San Francisco. De l’anonymat du siècle antérieur, ils vont passer à être des éléments très importants des fêtes, ils seront gâtés, applaudis et engagés.

En plein essor des Confrérie, cette Confrérie, bien que ses statuts interdisent l’entrée à la course de concurrence initiée par les confréries de la Colonne et du Nazaréen, tombe sur l’éclat provoqué par les prédicateurs et décide d’inviter à un prédicateur appelé Francisco Sánchez Juárez « parce qu’il avait provoqué le plus grand fruit spirituel du voisinage ».

Parmi les prédicateurs, on peut parler de celui que José Tomás Valverde Castilla emmène le dimanche des fêtes de 1915, qui éveilla un grand intérêt, non seulement au village, mais dans toute la région. Il s’agissait de M. Luis Calpena y Ávila qui exerçait d’auditeur au Tribunal de la Rota et que ce n’était pas la première fois que participait dans les fêtes de Mai, mais il accumulait une expérience de vingt et un ans.

La musique a été toujours un élément indispensable des fêtes, augmentant et diminuant l’intensité selon l’argent disponible. En 1860, León Bidaburu, chargé de l’orgue et de la direction de la Chapelle de Musique de la Paroisse, accompagne les fêtes de la Vierge de la Solitude. En époque de solvabilité économique la Bande Marcial de Musique assistait aussi. Mais, c’est aux années 80 que Laureano Cano apparait. Il va devenir une institution culturelle à Priego et l’âme musicale de toutes les confréries, suivant son exemple son fils Alonso Cano.

Au début du XXe siècle, on compte avec la présence du ténor Luis Morgado, du baryton Julio Vidal et ses enfants du chœur, et la chapelle de Rafael Rodríguez. Aux années 40, on voit le chœur de chanteurs de Córdoba et, parfois, on compte avec la présence de l’orchestre et les chanteurs d’Antonio Castro.

Actuellement, et pendant la semaine de cultes, on voit les groupes musicales et « rocieros » de la ville, soulignant la fondation d’un chœur de la Confrérie, dirigé par José Joaquín Alcalá Pérez. Dans la solennelle messe du dimanche, on compte avec la présence de la Chorale « Alonso Cano » de Priego, qui interprète la Litanie Lauretana à la Très Sainte Vierge, des Enfant du Chœur, du Père Torres, et la Première Messe Pontificale de Perossi.

En ce qui concerne l’accompagnement musical de la procession, on a compté avec la présence de la Bande de Cornemuses, Cornets et Tambours de Torremolinos ; la Bande Militaire de Cornets et Tambours « Domingo Savio » de Morón de la Frontera ; la Bande Militaire de Musique du Régiment d’Infanterie de Córdoba, nº 10, accompagnée son escouade de Sapeurs et Bande de Cornets et Tambours ; le Régiment d’Infanterie de Lepanto, nº 2, de Córdoba ; la Bande de Musique de Lucena ; la Bande de Cornets et Tambours et Département de Musique du Régiment d’Infanterie de Córdoba, à Granada ; le Régiment d’Infanterie Motorizable, nº2, le Groupe Musical Prieguense ; le Groupe Musical Granadina ; le Régiment d’Artillerie de Campaña, nº42 ; la Bande de la Légion de Ronda ; la Bande du IV Tiers de la Légion Alejandro Farnesio ; le Groupe Musical « Nuestra Señora de la Oliva » de Salteras (Sevilla).

Par rapport aux tombolas, le premier objet duquel on a des nouvelles, fut un tableau de Notre-Dame du Carmen, tiré au sort au moyen de billets avant la sortie de la procession le dimanche de Mai de 1848. Plus tard, quelqu’un donna des « peros », un fruit typique de notre région, gagnant cinq réaux. On n’a plus de nouvelles jusqu’à l’année 1856, quand, avant la procession, on tire au sort des artichauts par 20 réaux. À partir de ce moment-là, les dévots offriront des fruits et des sucreries et, peu à peu, les cadeaux seront de plus en plus abondants et la quantité obtenue plus grande. De cette façon, les tombolas se consolident jusqu’à nos jours. Actuellement, cette Confrérie réalise trois jours de tombola, les nuits du samedi, du dimanche de la fête et du lundi suivant, coïncidant avec le baisemain de la Vierge de la Solitude.

Quant au développement des fêtes de Mai, on doit parler aussi du groupe d’Enfants de Chœur de cette Royale Confrérie ; fondé en 1994 à l’occasion du IV Centenaire de sa Constitution. Ils jouent la première fois dans le Couronnement Canonique de la Vierge de la Solitude et, dès lors, ils le font dans la solennelle messe du Dimanche de la Solitude. Ils accompagnent aussi la Vierge à la procession et Jésus à la solennelle procession de la Fête-Dieu.