Notre Histoire

Histoire de la Ville de Priego de Córdoba

L’histoire de notre ville ne peut pas être comprise de manière isolée, puis que les évènements les plus saillants développés dans la grande zone culturelle de la Méditerranéenne tombèrent en elle.

Un grand nombre de découvertes préhistoriques nous parlent de son passé, étant les restes les plus anciens trouvés du Paléolithique Moyen et appartenant au complexe culturel Moustériens, qui se développe entre 90.000 et 30.000 ans avant nos jours.

 Une préhistoire récente très riche (Néolithique – Âge de Bronze) précède la protohistoire, pour mettre le point final au procès de romanisation qui a laissé plusieurs témoins de culture matérielle et plus d’une centaine de gisements archéologiques. Mais, les musulmans furent ceux qui nous léguèrent tout leur splendeur, la fondation de la ville actuelle incluse.

Vers le milieu du IXe siècle, on l’appelait Medina Baguh et, étant la capitale d’une des provinces musulmanes, elle exerçait un rôle important dans les guerres soutenues par les émirs cordouans. En 889, elle devient le centre d’opérations d’Ibn Mastana, l’un des plus importants meneurs insurgés, qui s’intitula lui-même Seigneur de Priego y Luque.

Une fois disparu le califat de Cordoue, la ville de Priego forme partie, d’abord du Royaume de Zitita de Grenade, et après du Royaume Nazarita. Avant, vers 1090, elle est occupée par les almoravides, remplacés après par les almohades vers le milieu du XIIe siècle.

En 1225, le roi Fernando III, après avoir levé le siège de Jaén par Alcaudete, arriva à Priego, la prit le troisième jour et fit la donation de la ville à l’Ordre de Calatrava vers le milieu du XIIIe siècle.

En 1341, elle est conquise définitivement par Alphonse XI qui, afin de la repeupler, l’exempta du paiement de tributs comme le péage.

En 1370, après avoir dépendu de la couronne, elle passe à appartenir à Gonzalo Fernández de Córdoba, seigneur de la Maison d’Aguilar, par cession d’Enrique II.

En 1501, les Rois Catholiques nomment premier Marquis de Priego à M. Pedro Fernández de Córdoba. Époque de grand progrès pour la ville. On construit la Maison du Chapitre, la Prison, le Grenier Municipal et les Boucheries Royales. On réédifie l’église de San Nicasio et construit l’église de San Esteban, San Francisco aujourd’hui.

Pendant le XVIIe siècle, les maures qui avaient occupé le quartier de la Puerta Granada furent expulsés. Selon le Chapitre, le nombre monta à trois mille personnes. Ce fait contribua à la dégradation de la situation économique qui était déjà assez grave dans la première moitié du XVIIe siècle, étant donné qu’on avait communiqué aux voisins qu’ils devaient payer l’impôt sur les ventes, quelque chose qu’ils n’avaient pas fait jusqu’alors. Ils parviennent à un accord et la ville achète l’impôt sur les ventes par 130.000 ducats. Accord signé par Philippe III et ratifié après en 1617 par Philippe IV. À cette époque-là, on subit les épidémies de peste, arrivées en 1650 et 1680.

En 1705, la ville prend parti dans la Guerre de Succession et la défense de Gibraltar, et en 1711, elle dépend du Ducat de Medinaceli. On arrive à une étape de grande prospérité, car elle devient l’un des plus importants centres de travail de la soie en Espagne.

Le taffetas et le velours étaient vendus en grande partie de la Péninsule, la France et les Indes. Les églises s’habillent en baroque. Cependant, à la fin du XVIIIe siècle, on voit une forte récession due, en partie, à la détérioration de la production de mûrier blanc, aux impôts et à la pression compétitive des tissus en coton.

À cause de cela, l’essor économique du XVIIIe siècle contraste sur la pénurie du XIXe siècle, causée par la disparition des corporations et les multiples surprises de la vie nationale, l’invasion des français, la confusion libérale, les luttes partisanes comme cause d’une profonde instabilité politique et le désamortissement.

En 1843, les petits villages limitrophes de Castil de Campos, Fuente Tójar et Almedinilla s’émancipent de la ville (plus tard Castil de Campos s’intégrera de nouveau à la ville).

En 1881, le roi Alphonse XII lui concède le titre de Ville dû à l’agrandissement de la population, à l’importance agricole et à l’adhésion à la monarchie constitutionnelle. Mais, ce qu’on peut remarquer de ce siècle est la naissance de grands fils illustres, tels que M. Niceto Alcalá-Zamora y Torres (1877-1949), premier Président de la II République Espagnole ; M. Adolfo Lozano Sidro (1872-1935), peintre des mœurs ; ou le sculpteur M. José Álvarez Cubero (1768-1827).

Aux premières décennies du XXe siècle, la population arrive aux 17.000 habitants et la ville se réveille de la léthargie dix-neuvième. Au XXe siècle, il apparait une importante industrie textile qui produit patènes, coutils et toiles de bâche, qui commence à s’éteindre aux années 60. Aujourd’hui, cette industrie textile est devenue une industrie de confection qu’avec les possibilités agricoles, industrielles et touristiques a fait de Priego une ville prospère avec grandes perspectives de futur.