Vendredi Saint
- Cofradía de María Santísima de los Dolores y Cristo de la Buena Muerte
En Juin 1689, l’abbé d’Alcalá, M. Pedro de Toledo, approuva les constitutions de la Confrérie de Notre-Dame des Douleurs qui avait son siège à l’église de Santiago, actuellement disparue. À partir de ce moment-là, on perd les références jusqu’à 1928, quand un groupe de confrères décident de la réorganiser. En 1931, l’Évêque de Cordoue approuve le règlement de la Confrérie. Finalement, elle subit une troisième réorganisation à partir de 1969, moment de grande splendeur.
On croit que l’image de Notre-Dame des Douleurs fut donnée en 1635 par Marina de Pareja à l’église du Saint Christ du Calvaire, « avec toutes ses robes faites pour être mise à l’autel ». Puis, elle fut déplacée à l’église du Calvaire au XVIIIe siècle.
On ne connait rien sur son auteur, bien qu’elle soit une image de chandelier du XVIIe siècle, appartenant à la collection d’images habillées qui expriment les sept douleurs de la Vierge, représentés par un cœur en flammes traversé par sept poignards qui brillent au centre de la poitrine. Avant, elle avait dans ses mains des symboles de la passion, mais ils furent enlevés dans la dernière restauration en 1978. En 1956, ils en avaient réalisé une autre.
Même si on ne le sait pas exactement, il semble qu’en 1930 cette procession sort la première fois. Cette procession, connue populairement comme l’une des mieux organisées et de plus grande beauté de la Semaine Sainte de Priego, réalise un double parcours : elle descend Lundi Saint de l’église du Calvaire à l’église de l’Asunción et retourne Vendredi Saint à 1 heure du matin comme la Procession du Silence, la procession officielle de la Confrérie. Les itinéraires sont les suivants :
Lundi: Calvario, Rute, Virgen de la Cabeza, Estación, Santo Cristo, Málaga, Ancha, Río, Ribera, Corazón de Jesús et Asunción.
La nuit du Vendredi: elle sort de l’Asunción, Corazón de Jesús, Ribera, Carrera de las Monjas, Lozano Sidro, Virgen de la Cabeza, Rute, les sentiers du Calvaire et l’église.
La Vierge fait son parcours sur les épaules des porteurs qui sont habillés avec tunique noire et cagoule violet, étant 110 hommes qui portent l’image dû au long parcours et au poids. Le contremaître les dirige avec une petite cloche avec des coups différents.
En 1981, on incorpore à la procession les « ovales des sept douleurs », réalisés par Manuel Rovira Casañer. Il s’agit de sept tableaux ovales, portés par des pénitents sur la poitrine, qui représentent les sept douleurs de Marie.
La procession est accompagnée par sa propre bande de tambours qui défila la première fois en 1971. Actuellement, elle est composée par 38 tambours plus le caporal et 12 grosses caisses. Le rythme fut composé par Alonso Cano et Antonio López. Cette bande utilise le rythme connue comme « raun » à l’entrée et sortie de ses images ; il s’agit de rythmes rapides et bruyants qui donnent une émotion spéciale à ces moments. Elle possède aussi une marche de la Passion, composée pour la Confrérie par Francisco José Serrano. En 1991, on introduit une innovation dans la Semaine Sainte « prieguense », l’incorporation de six clairons de fanfare. Les pièces à jouer ont été adaptées au rythme de la bande par Antonio Ureña.
La nuit du Vendredi Saint, la Chapelle Musicale de la Via Sacra accompagne à la Procession du Silence dans sa montée au Calvaire, interprétant une ancienne musique religieuse qu’avant servait comme complément au chant de la Passion et à la prière du Rosaire (Stabat Mater et Miserere).
En ce qui concerne les cultes réalisés avant la Semaine Sainte, tous les vendredis de carême on réalise le Chemin de Croix. Postérieurement, ils réalisent le baisemain de la Vierge et un quinaire la semaine précédente à la Grande Semaine.
- Pontificia y Real Cofradía y Hermandad de Nuestro Padre Jesús Nazareno, María Santísima de los Dolores y San Juan Evangelista
Vendredi à 11 heures du matin, la Confrérie de Notre Père Jésus Nazaréen sort de l’église de San Francisco et monte vers le Calvaire porté par une grande quantité de personnes qui se battent pour être sous la plate-forme qui soutient le Christ. Il s’agit du point culminant de la Semaine Sainte de Priego : dans le mont Calvaire, d’où l’on voit toute la ville, milles de personnes reçoivent la bénédiction du Nazaréen, élevant sur ces têtes le symbolique « hornazo » – une tourte aux œufs durs. Le 4 Avril 1953 s’institue la Confrérie et Esclavage des Rogations, pour laquelle on établit vingt-deux constitutions qui furent approuvées par M. Maximiliano de Austria, abbé d’Alcalá la Real, et confirmées par Clémente VIII. En 1672, comme reconnaissance à la protection proportionnée lors de la terrible épidémie subie par la population aux années 1650-51, fut constituée formellement la Confrérie de Jésus Nazaréen qu’existait déjà avant. Les vingt-six constitutions par lesquelles cette nouvelle Confrérie se fiait, furent approuvées par l’abbé M. Pedro de Toledo y Osorio en 1672 et par le Pape Alejandro VIII. Quelques années après l’épidémie, en 1654, on accorda faire le mois de Mai de tous les années neuf jours de messes chantées et le dernier jour avec sermon et procession.
Alors, on peut constater que, depuis cette date, on célèbre les fêtes qu’on connait aujourd’hui comme « les dimanches de mai ». Finalement, en 1819, la Confrérie présenta dix-neuf nouvelles constitutions devant l’abbé et l’autorité civile, représentée par le Congrès de la Nation. Ces constitutions continuent de nos jours.
La Confrérie est unie à la Basilique de Saint Pierre en Rome. L’image de Jésus Nazaréen est une sculpture maniériste en bois dorée et polychromée attribuée à Pablo de Rojas, et qui conserve encore la polychromie originelle, probablement de Pedro de Raxis datée en 1592. Son visage est la partie la plus voyante de la sculpture, car au lieu d’exprimer souffrance ou tourment, elle rayonne de paix, grâce à la sérénité et à la beauté de ses traits. Son visage est composé d’une barbe à mèches et une symétrique chevelure ondulée qui tombe derrière les oreilles en guise d’anglaises. Il s’agit d’une sculpture complète avec une tunique serrée à la taille. Elle a une posture difficile avec les jambes fléchies et les pieds placés de forme perpendiculaire, tournant le tronc en direction contraire au cou et à la tête. Au baroque, l’image fut revêtue avec une tunique en velours et on lui plaça une perruque de cheveux naturels, cachant presque toute la sculpture, mais gagnant en théâtralité et naturalisme. On croit qu’en 1602 on articula le bras de l’image, ce qui a provoqué des grands dégâts. Pour éviter cela, autant que possible, on lui a proportionné un mécanisme électronique qui s’actionne à distance.
Dans la procession, on peut contempler aussi les images de Saint Jean, Marie Madeleine et Sainte Véronique ; des belles sculptures qui sont un complément indispensable quand on fait référence à la montée au Calvaire. Elles ont fait le parcours en procession formant un groupe sculpturale ou séparément.
On peut dater l’image de Saint Jean aux mêmes années que celles de Jésus Nazaréen et la Vierge des Douleurs, étant donné qu’elles sont déjà nommées dans l’Acte Constitutive de la Confrérie des Nazaréens. Finalement, la Vierge des Douleurs, une image de chandelier située dans l’iconographie des Douloureuses, est une image typique du Calvaire qu’accompagne à Jésus pendant son parcours. Vendredi Saint matin, l’air sent d’une manière différente, on dit que, ce jour-là, tout le monde est nazaréen à Priego. Avant onze heures du matin, la foule s’entasse à l’église de San Francisco, en attendant voir l’image de Jésus Nazaréen qui sort de l’église devant la foule qui l’acclame, sur son trône réalisé par Francisco Tejero Steger en 1942.
Dans un sens plus strict, on peut dire qu’il ne s’agit pas exactement d’une procession, car, bien qu’elle soit formée pendant une partie du parcours, l’image de Jésus va toujours entourée par la foule de porteurs, de personnes qui veulent être proches du trône, des croix… On ne peut pas quantifier les porteurs puisque, tout au long de la procession, ils essaient de s’introduire sous le trône, parfois mettant en danger la stabilité de l’image. La marche du trône est très lente, il va en avant, en arrière, aux côtés, criant « Qu’il va tomber ! ». Puis, il continue son parcours par Rue d’Álvarez, Ribera, Carrera de las Monjas, jusqu’à arriver à la Place Palenque où la procession se disperse définitivement et, au cri de « pas redoublé », elle commence à marcher plus rapidement jusqu’à arriver au Calvaire. Les tambours et les cornets marquent un pas lent, répétitif, déchirant qui reste enregistré dans tous ceux qui l’écoute.
Une fois la procession est arrivée au Calvaire, la foule attend à côté de la Vierge la bénédiction avec les « hornazos » levés. C’est le point culminant de la Semaine Sainte de Priego, il ne reste que le retour. Dans la rue Río, la procession se rassemble avec la Vierge et les images de Saint Jean, Marie Madeleine et la Véronique, et attendent la descente de Jésus qui, avec la foule, parcourt son itinéraire jusqu’à arriver à son chapelle jusqu’à l’année prochaine. Les pénitents, 300 approximativement, sont habillés avec une tunique violette, un cordon jaune et une cagoule blanche. La Confrérie fut créée en 1976. Pendant le parcours, 19 cornets, 30 tambours, 12 grosses caisses et une escouade de sapeurs défilent dans la procession. Au total, on peut parler de 70 membres qui interprètent des rythmes et des musiques militaires, et surtout le rythme ancestral du Vendredi Saint. En 1980, ils créèrent une autre bande composée par 40 membres pour accompagner la Vierge des Douleurs. En ce qui concerne les actes religieux avant la Semaine Sainte, la Confrérie organise des quinaires en l’honneur de Jésus Nazaréen et la Vierge des Douleurs.
- Real Archicofradía de la Preciosísima Sangre de Nuestro Señor Jesucristo y Nuestra Señora de las Angustias y Nuestro Padre Jesús en su Descendimiento
En 1970 et avec des porteurs, cette procession sort la première fois. Dans le quatrième chapitre de son règlement on lit : « La nuit du Vendredi Saint, la Confrérie fera solennelle procession de pénitence, accompagnant à la sainte image par les rues de Priego de Córdoba. Le « paso » sera orné avec des œillets rouges et de la cire blanche, et la cire des confrères sera en couleur rouge. La Confrérie fera son parcours avec un grand ordre et discipline, suivant les indications faites par les organisateurs ».
C’est pourtant ce jour-là que la procession sort de l’église des Angoisses, faisant l’itinéraire suivant : Rue Río, Carrera de las Monjas, Palenque, Obispo Pérez Muñoz, Cervantes, Málaga, Ancha et retour à son église. L’image est accompagnée par quelques 300 pénitents habillés avec tunique noire, cagoule rouge, cape beige, cordon et chaussures rouges et gants et chaussettes noirs ; et portée par 68 porteurs sans relais. Pour donner des ordres au « paso », on utilise une coche pour donner un coup d’attention, un deuxième coup pour prendre le trône et un troisième coup pour le mettre sur les épaules. Il fait quelques années, cette image avait des roues.
Il semble que cette Confrérie des Angoisses fut l’une des premières à organiser sa propre bande en 1970. Elle est composée de 60 instruments avec des grosses caisses et des timbales. Son rythme fut une idée d’Alonso Cano et Alfonso Ávila et on peut souligner son style dépouillé et dramatique. Actuellement, la Confrérie compte avec 915 confrères approximativement et 450 qui participent au défilé.
Ses origines datent de 1670 où l’abbé M. Alonso de San Martín avait donné la permission de constituer une confrérie et congrégation. En 1787, après avoir fait le déplacement de l’image titulaire à l’église actuelle, on y fonde un béguinage. En 1862, la directrice du béguinage et le prête demandèrent l’approbation des statuts d’une nouvelle confrérie avec le titre de Vénérable Archiconfrérie du Très Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, unie à celle de la Basilique de Saint Nicolas à Rome, ce qui finalement arriva en 1864. En 1968, on ajoute le titre de Notre-Dame des Angoisses.
Les statuts en vigueur dans la Confrérie eurent comme modèle ceux fournis par la Confrérie du Christ de la Bonne Morte et Notre-Dame des Martyrs de Córdoba.
Le groupe sculptural de la Vierge des Angoisses est composé par la Vierge assise qui soutient dans le giron au Christ. De style baroque, elle appartient à l’école grenadienne et peut être datée à la fin du XVIIe siècle. L’image de la Vierge est habillée avec le visage, le cou et les mains taillés et polychromés, de la même façon que celle du Christ qu’on attribue à l’entourage des frères Mora.
Le visage de la Vierge-mère exprime la douleur retenue devant le corps mort du Christ-fils, dont sa lourde main tombe au sol et exprime une expression beaucoup plus dramatique. Le Christ représente une extraordinaire étude anatomique de grand réalisme. En 1995, on incorpore l’image de Notre Père Jésus dans sa Descente, coïncidant avec la célébration du XXVe anniversaire de sa fondation et avec le premier défilé. Ce groupe est composé de cinq images : le Christ qui descend de la croix, Très Sainte Marie de l’Amertume, Marie Madeleine, San Jean et Nicodème, réalisées par le sculpteur local Niceto Mateo Porras.
Le “paso” fut béni le 2 Avril 1995 par l’Évêque de la Diocèse de Córdoba, M. José Antonio Infantes Florido dans l’église de l’Asunción, lieu où il est placé. Avant la Semaine Sainte, on réalise un triduum en l’honneur de la Vierge, et le dimanche de résurrection matin, on organise un baisemain et on donne les œillets du trône.
- Real Cofradía del Santo Entierro de Cristo y María Santísima de la Soledad Coronada


Cette Confrérie sort la nuit du Vendredi Saint de l’église de San Pedro et fait l’itinéraire suivant : place San Pedro, Carrera de las Monjas, Palenque, Obispo Pérez Muñoz, Cervantes, Málaga, Ancha, Río, Ribera e l’église de San Pedro. Il s’agit de l’une des plus solennelles processions de la Semaine Sainte. Avec elle, les représentations de toutes les confréries défilent avec leurs couleurs distinctives, et portant leurs bannières, à côtés des représentations ecclésiastiques, autorités civiles et militaires. La Vierge de la Solitude défile avec un pallium dans un nouveau trône argenté, réalisé en 1991 à Séville, et avec ses 90 porteurs. Le Christ sort dans un cercueil porté par 38 porteurs. Les deux trônes ont un contremaître qui donne les ordres avec un coup de coche.
Les pénitents qui forment la procession sont habillés avec tunique et cagoule noir et cordon jaune. Son origine date de 1975. La Bande Municipale de Musique accompagne la procession avec sa propre bande formée par 55 tambours et 15 grosses caisses.
Le rythme de la bande, dirigé par José Joaquín Alcalá, présente des variations à l’entrée et à la sortie de l’église et, puis un rythme doux provocant un contraste qui indique qu’il s’agit d’un défilé funèbre. En plus, on a ajouté aux tambours une boîte chine qui fait un son très particulier.
La Confrérie de Notre-Dame de la Solitude est fondée le 20 Janvier 1594 dont le siège est à l’église de Saint Pierre Apôtre de Priego. Promue par Diego de Alcaraz avec l’appui d’autres voisins et du licencié Marcos López, elle fut approuvée par Bernabé Serrano Alférez, gouverneur de l’Abbé d’Alcalá la Real.
Les statuts primitifs disposaient d’une procession de discipline le soir du Vendredi Saint avec l’image du Christ Gisant, établissant la fête de l’Enfant Perdu comme la fête principale, célébrée le troisième dimanche d’Épiphanie.
La Confrérie de Notre-Dame de la Solitude est fondée les premiers mois de l’année 1684. Cette nouvelle association a un caractère de rogations et institue les fêtes votives de mai. La même année, on signe une entente avec l’ancienne Confrérie et une autre avec la communauté des frères franciscains, qui étaient en train de finir les travaux de l’église.
Les deux groupes font le parcours très unis pendant beaucoup d’années. Ils s’unissent en 1789 à l’occasion de la rédaction des nouvelles constitutions, cependant en 1821, ils séparent de nouveau une partie de leur direction. L’union définitive se produit en 1859, quand Isabel II approuve les nouveaux statuts. Ces statuts furent les plus longues de l’histoire et, par première fois, on unifie le nom comme Confrérie du Saint Enterrement de Christ et Solitude de Très Sainte Marie. Elle prend le titre de Royal en 1860, quand Isabel II est déclarée Protectrice et Grande Sœur Honoraire. Ce règlement fut réformé plus tard en 1882 au temps de fray Ceferino González, évêque de Córdoba.
Au XXe siècle, on a fait des statuts deux fois, suivant toujours les instructions venues de la Vicariat Générale de l’Évêché. Les derniers statuts furent approuvés en 1993 et ils recueillent d’autres tels que l’apostolique, le formatif et le caritatif. Actuellement, suivant la tradition d’Isabel II et de son fils Alphonso XII, le roi Juan Carlos I est le Grand Frère Honoraire et la Reine Sofía, femme d’honneur.
En 1994, on célèbre le Quatrième Centenaire de la fondation de la Confrérie et on couronne de manière chanoine l’image de Notre-Dame de la Solitude.
La Vierge de la Solitude est une image baroque du XVIIe siècle. D’auteur inconnu, elle appartient au groupe d’images habillées et on la croit provenant de Grenade. Son visage, avec des larmes, reflète une douleur retenue, à peine un sanglot. Elle fut restaurée en 1946.
Le Christ Gisant est daté de la fin du XVIe siècle. Attribué à Pablo de Rojas, on peut voir sa ressemblance à l’image de Jésus Nazaréen. Son visage est sobre, avec une barbe à grandes mèches et une chevelure ondulée. L’anatomie est bien traitée, bien qu’elle n’ait pas des grands détails. Il est placé comme un cadavre, décubitus dorsal, avec les éléments thanatologiques caractéristiques, reflétant la souffrance physique. Il garde son ancienne polychromie en ivoire et on ne le croit jamais restauré. Le Christ repose sur un cercueil en verre et bois polychromée.
En plus de ces images titulaires, dans la chapelle on trouve un Christ crucifié de 1619 appartenant au sculpteur Juan Fernández de Lara que, avec l’image de Marie Madeleine et de Saint Jean étaient utile à la réalisation de l’acte de la Descente.
La nuit du Jeudi Saint, à l’église de San Pedro, on peut voir la Vierge de la Solitude et le Christ Gisant en dehors de son cercueil, à côté des symboles de la Confrérie. Pendant toute la nuit, il y a différents services de surveillance des Messieurs du Saint Enterrement. Il est impressionnant de voir cette scénographie avec la musique grégorienne et l’odeur de bougie, d’encens…
- Cofradía de María Santísima de los Dolores y Cristo de la Buena Muerte
El lunes baja del Calvario la Cofradía de María Santísima de los Dolores y Cristo de la Buena Muerte, que sube de nuevo en procesión de silencio y penitencia, en la madrugada del Viernes Santo.
En junio de 1689, el abad de Alcalá, D. Pedro de Toledo, aprobó las constituciones de la Hermandad de Nuestra Señora de los Dolores que tuvo su sede en el desaparecido templo de Santiago. A partir de aquí, se pierden las referencias hasta 1928, en que ya, en la ermita del Calvario, deciden reorganizarla un grupo de hermanos. En 1931, el Obispo de Córdoba aprueba el reglamento de la Cofradía. Por último, sufre una tercera reorganización a partir de 1969 que es cuando comienza su máximo esplendor.
La imagen de Nuestra Señora de los Dolores se cree que es la que en 1635 fue donada por Marina de Pareja a la ermita del Santo Cristo del Humilladero, « con todos sus vestidos hechos para que se ponga en el altar ». Fue trasladada a la ermita del Calvario en el siglo XVIII cuando se terminó ésta.
Nada se sabe de su autoría, aunque se trata de una imagen de candelero del siglo XVII, que pertenece a la colección de imágenes de vestir que plasman los siete dolores de la Virgen, representados por el corazón llameante atravesado por siete puñales que luce en el centro del pecho. Hasta hace poco, mostraba en sus manos símbolos de la pasión, que se le quitaron en la última restauración realizada en 1978. Ya en 1956, se le había efectuado otra.
En el año 1970, se incorpora a la procesión, desde la iglesia de la Virgen de la Cabeza, el Cristo de la Buena Muerte, talla de la escuela granadina. Procede de la antigua ermita de San Luis. Durante un tiempo, estuvo depositado en el cementerio, hasta que se terminaron las obras de la iglesia de la Virgen de la Cabeza. Según se cree, es del siglo XVII, atribuido por unos a Juan Fernández de Lara y por otros a José de Mora. Iconográficamente se sitúa entre los cristos agonizantes.
Aunque no se especifica documentalmente, parece ser que fue en 1930 cuando la procesión salió por primera vez. Como ya se ha citado, en 1970 se incorporó la imagen del Cristo de la Buena Muerte. Esta procesión, aclamada popularmente como una de las mejores organizadas y de mayor belleza plástica de la Semana Santa prieguense, realiza un doble desfile procesional, bajando el Lunes Santo de la ermita del Calvario a la iglesia de la Asunción y retornando a la una de la madrugada del Viernes Santo ambos pasos a sus respectivas ermitas, en la Procesión del Silencio, que es la procesión oficial de la Cofradía. Los itinerarios que sigue son los siguientes:
Lunes: Calvario, Rute, Virgen de la Cabeza, Estación, Santo Cristo, Málaga, Ancha, Río, Ribera, Corazón de Jesús y Asunción.
Madrugada del Viernes: Sale de la Asunción, Corazón de Jesús, Ribera, Carrera de las Monjas, Lozano Sidro, Virgen de la Cabeza, Rute, veredas del Calvario y ermita.
La Virgen procesiona a hombros de sus costaleros que visten túnica negra y capirote morado, siendo unos 110 los que portan el paso que, debido al largo recorrido y al peso, llevan unos 55 relevos. El capataz los dirige con una campana y dependiendo de la maniobra da un toque determinado.
El Cristo es llevado de una forma original, por sólo ocho costaleros. Va flanqueado por cuatro ingentes antorchas que prestan gran vistosidad al paso. El capataz que los dirige, lo hace realizando pequeñas señales con las manos y a veces con la capa.
En 1981, se incorporan a la procesión los « óvalos de los siete dolores » realizados por Manuel Rovira Casañer. Se trata de siete cuadros ovalados, que son llevados por penitentes sobre el pecho, representando los siete dolores de María.
El acompañamiento de la procesión corre a cargo de su banda de tambores que lo hizo por primera vez en 1971. Está compuesta en la actualidad por 38 tambores más el cabo y 12 bombos. El ritmo fue compuesto por Alonso Cano y Antonio López. Esta banda fue la primera que utilizó los famosos « raun » para la salida y entrada de sus imágenes, que son ritmos rápidos y estruendosos que dan especial emoción a esos momentos. También poseen una marcha de la Pasión compuesta para la Hermandad por Francisco José Serrano. En 1991, se introdujo una innovación sin antecedentes en nuestra Semana Santa, que fue la incorporación de seis clarines de fanfarria. Las piezas a tocar, entre las que se encuentra la Marcha del Silencio, han sido adaptadas al ritmo de la banda por Antonio Ureña.
La madrugada del Viernes Santo, en la Procesión del Silencio, la Capilla Musical de la Vía Sacra la acompaña en su subida al Calvario, interpretando una antigua música religiosa que antaño servía de complemento al canto de la Pasión y al rezo del Rosario (Stabat Mater y Miserere).
En cuanto a los cultos previos a la Semana Santa, durante todos los viernes de Cuaresma se realiza el Vía Crucis, terminando éste el viernes de Dolores, tras el cual la Hermandad invita a los asistentes. Posteriormente, se realiza el « Besamanos de la Virgen ». Otro de estos cultos es la realización de un « quinario » la semana que precede a la Semana Mayor.




































































































